Partager l'article ! Mercredi 17 Mars: Up and Down Depuis quelques jours, j’ai vécu des situations extrêmes. Des situations où tris ...
Up and Down
Depuis quelques jours, j’ai vécu des situations extrêmes. Des situations où tristesse et joie se succédaient dans une anarchie totale.
Joie intense, espoir, bonheur, rire.
Y luego, de repente
Tristesse dure, désespoir, malheur, larmes.
Cétait vraiment étrange, d’autant plus que parfois ces situations n’avaient même pas lieu d’être.
Le meilleur exemple c’est celui de vendredi dernier.
On était partit avec un petit groupe d’Erasmus pour une très grande fête nommée « La Carpa ».
Le repas à l’appartement s’était bien passé, j’étais content, les gens étaient de bonne humeur. Et puis arrivé là-bas, on a découvert le très impressionnant chapiteau qu’offrait la soirée, et sa foule de 20 000 étudiants.
C’était en fait la plus grosse soirée étudiante que j’avais jamais vu, et je pense une des plus grande du monde.
De plus, l’alcool sur place étant hors de prix, nous avions tous fait attention à bien se bourrer la gueule, pour être sûr que la soirée soit extrême. Et puis pour ma part, c’était ma première vraie cuite depuis le nouvel an…
Bref, tout le monde était complètement joyeux, tout le monde dansait, la foule était impressionnante et la musique electro.
Et puis, à un moment, j’ai perdu le groupe (ce qui n’était vraiment pas difficile).
Et je ne l’ai jamais retrouvé.
Au final je les ai eu au téléphone, et ils m’ont apprit qu’ils étaient rentré, et que si je voulais faire de même, c’était à pied que ça se passait.
Je suis donc rentré éméché et énervé comme tout, sur le chemin de campagne qui reliait le site de la fête au centre ville, et sur ce chemin j’ai finit par me mettre à pleurer.
Je pense que c’était dût à la colère, ainsi qu’à ma très grande fatigue (accumulé au fil des réveils à 6h45 et des nuits de 4h), mais également à l’alcool…
Quoi qu’il en soit, et d’une façon assez étonnante, la première réflexion qui m’est alors venu à l’esprit, ça a été :
« Comment ça se fait que je sois en train de pleurer ? »
Et puis tout de suite après :
« Normalement je ne pleure presque jamais !!! »
« Ici, c’est déjà la quatrième fois en 8 mois, c’est pas normal !! »
Pour enfin déboucher sur :
« Ca veut dire que je suis malheureux ici ! J’ai fais une erreur en venant ! C’est vraiment un Erasmus de merde ! Et blablabla »
Le lendemain, tout était déjà oublié.
J’étais simplement content d’avoir passé une bonne soirée la veille, et impatient de préparer la suivante (un anniversaire surprise).
Et puis les jours qui ont suivit, j’ai encore fait des Up and Down. Des moments de grandes joies auquel succédaient des peines très dures.
(Hier par exemple c’était down. Alors que le jour avant j’avait passé une de mes meilleurs soirées).
Alors, j’ai pas mal réfléchit là-dessus, pour comprendre ce phénomène, et je crois avoir trouvé l’explication…
D’après moi, ce qui se passe ici c’est une fragilisation phycologique post-éloignement.
Quand je suis en France, j’ai mes amis, j’ai ma famille. Tout cela fait barrière contre pas mal de chose, contre des sentiments négatifs mais aussi contre certains positifs à cause du phénomène d’absence de nouveautés que provoque le sédentarisme.
C’est comme un tampon émotionnel en fait.
Ici, je n’ai vraiment rien sur quoi m’appuyer, et mes réactions en sont beaucoup plus brutales.
Mais c’est intéressant.
Et puis en plus aujourd’hui il faisait beau.
Alors Up !
Lien !
http://www.dailyartpress.com/2010/03/resurrected-ttems-art-by-terry-border.html
A bientôt !!
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