Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 13:32

Bonsoir

 

J’espère que ca va bien comme tout. Aujourd’hui, rien de de triste, rien de déprimant, pas de mal du pays, pas mal des colocs, pas de peines de cœur, pas de pleurs, pas de larmes, pas de chagrin.

Rien que du positif.

Enfin presque, puisque d’un point de vue médical c’est pas vraiment ca. Je suis en effet en guerre ouverte contre le sommeil depuis plus de deux semaines, et mon nombre de cernes sous les yeux a atteind ce matin le nombre de six.

C’est à cause de mes cours à 8h, tous les jours.

 

Tous les matins je me réveille à 6h45 un peu plus fatigué que la veille, je vais en cours de 8 à 9, je révise de 9 à 13 (plus ou moins efficacement), et puis l’après midi je vais plus ou moins en cours, tout en révisant plus ou moins. Et le soir j’ai presque toujours un truc de prévu. Quand c’est le cas, ca me fait une nuit de 4 à 6h, et ca me tue. Et puis quand c’est pas le cas, ca m’en fait une de 8h, et c’est insuffisent pour récupérer.

Le week end, idem, j’ai toujours des trucs, révision ou autres, m’empêchant chroniquement les grasses mat.

 

Du coup, je traine ma carcasse, je carbure au café, et j’attends la « Semana Santa » (les vacances de Pâques).

 

Et c’est bientôt !!

Mercredi ! Mercredi prochain ! Dans six jours !

Dans six jours je serais de retour en France !!

Rhaaa ! Que ganas ! Que ganas ! ¡¡¡Coooooño!!!

 

Bref.

 

Sinon a part ca cette semaine c’était ma semaine de théâtre.

Et ca s’est plutôt très, très bien passé.

On a commencé jeudi avec « La Hija del Aire », une tragédie greque en 3h de Pedro Calderon (l’auteur español de « La vie est un songe »).

 

Super long, super pesant, super tragique, super costumes, super mise en scène, super beau, super chiant. J’ai joué 20 secondes.

 

J’ai passé ma soirée dans les coulisses a attendre mon entrée, je suis rentrée, j’ai dis ma phrase, et je suis resortit.

Mais bon, c’était sympa quand même.

`

Après, vendredi, le lendemain, je suis allé dans la Rioja, une région au sud-est de Pamplona.

J’étais invité par mes amis de classes, les mêmes que ceux d’Asturia, les mêmes que ceux du diapo photos.

On était invité par Ester à manger chez elle, son père fermier avait préparé un barbecue.

On s’est ainsi blindé le bide d’un boudin noir merveilleux, de chorizo, de cottelettes et des jambons cuits. C’était très très bon, bien que pas très light.

Ensuite, l’après midi, on a digéré en visitant Logroño, la capitale. C’était sympa.

 

Puis, j’ai passé mon week end dans l’appartement de mon metteur en scène, Monsieur Juan Camillo, et on a révisé la pièce qu’on jouait le Lundi.

La pièce était « La cantante calva » de Eugène Ionesco, comprenez : « La cantatrice chauve ».

Pour cette version, nous avions changé quelques petites choses. Le nom du personnage pricipal, c'est-à-dire moi, est passé de « Smith » à « Dupont », « Londres » est devenu « Paris », et tous les noms anglophones ont changé de tête.

Cela m’a ainsi permis de joué avec mon accent francais à couper au couteau, et d’en faire béneficier la pièce, absude et géniale.

 

Au final, le lundi soir s’est passé sans encombre, il n’y a pas vraiment eût de problêmes de texte, tous les acteurs étaient contents.

Et surtout, le public était ravi.

De notre côté, durant la représentation, nous étions tous très concentrés. Le théâtre absurde est un téâtre extrèmement exigent, qui demande une grande précision dans le jeu et un rythme calibré.

Mais côté public, c’était la folie !

On a eu des rires tout le long de la pièce, à chaque réplique presque, et quand nous avons terminé, mes amis amis Erasmus se sont jetté dans mes bras : «  Mais mec !! Mais c’était gééénial !! On a adoré ! On pensait pas que ce serait aussi bien !! Tu joues vraiment trooop trop bien !! » De même que mes amis de classe « Graaande Romain !! » et que mes collègues de théâtre (ceux qui jouent dans une autre pièce mais qui font quand même partit de ma troupe.).

Donc j’était super content, bien qu’un peu surprit par le l’ampleur du succès.

Je pense qu’il est surtout dût à la pièce elle même, qui n’est pas célèbre pour rien, mais aussi au très très bon travail de Juan Ca, qui nous a bien fait chié sur chaque réplique pendant les repets, pour en faire sortir le meilleur.

 

Enfin voila, c’était ma semaine en résumé.

J’espère que ca va continuer à bien se passer pour moi. Et je vous attends tout Jeudi soir pour faire la fête à Rennes.

(enfin, quand je dis tous, je ne m’adresse bien évidement pas à ma grand-mère, ni à mes oncles et tantes, ni aux personne qui ne sont pas sur Rennes, ni à mes Parents, bien que j’embrasse quand même tout ce petit monde bien fort.)

 

Si vous le voulez bien je vous propose aujourd’hui pour vous quitter, de découvrir un documentaire hallucinant, édififiant, mais surtout très drôle, sur le jeux en ligne Second life.

Le documentaire s’intitule « Queucoeur et les garcons », et il est tiré d’une émission belge (« Tout ça ne nous rendra pas le Congo »).

Moi j’adore.

Notament le moment où : « Tes enfants ne te réclame pas ? » - « Non. Non, pas plus que ca. » Et puis surtout la scène final du suicide virtuel, avec larmes et tout.

Géééénial !!

Bref. Voila.

http://www.10minutesaperdre.fr/2010/03/22/second-life-pour-de-vrai/

 

Concernant le blog, je ne pense pas écrire d’article avant mon retour en France.

Avec cette actualité qui bat de l’aille… y’a plus de jeunesse ma petite dame !

Donc je vous dit à bientôt, mais pour de vrai cette fois !

 

Gros bisousss

Peace

Par Romain
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 11:57
Salut !

Hier et aujourd'hui j'ai eu mes deux derniers jours de TP.
A ma grande joie le premier était sans rats ni souris, et il était vraiment bien. Vraiment très bien.
Et puis, pour le deuxième, c'était avec elles, avec les souris. Et le thème était : la douleur.

On a ainsi eu le bonheur de leur injecter un acide faible dans la peau, avec ou sans anti-inflamatoire, pour ensuite pouvoir compter le nombre de fois où elles se tordaient de douleur. (90 fois par demi-heure sans anti-inflamatoires, seulement 45 avec.)


Et puis, enfin, quand ca s'est terminé, ils nous ont fait remplir une fiche pour savoir ce qu'on avait pensé de la semaine.

J'ai eu alors la JOIE d'accumuler sur une même feuille-réponse les mots :

Tortura
Horible
Sadismo
Patetico
Assasinado
Triste
y
Malsano

Et ca m'a fait du bien !!

Par Romain
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 22:49

Up and Down

 

Depuis quelques jours, j’ai vécu des situations extrêmes. Des situations où tristesse et joie se succédaient dans une anarchie totale.

 

Joie intense, espoir, bonheur, rire.

Y luego, de repente

Tristesse dure, désespoir, malheur, larmes.

 

Cétait vraiment étrange, d’autant plus que parfois ces situations n’avaient même pas lieu d’être.

Le meilleur exemple c’est celui de vendredi dernier.

On était partit avec un petit groupe d’Erasmus pour une très grande fête nommée « La Carpa ».

Le repas à l’appartement s’était bien passé, j’étais content, les gens étaient de bonne humeur. Et puis arrivé là-bas, on a découvert le très impressionnant chapiteau qu’offrait la soirée, et sa foule de 20 000 étudiants.

C’était en fait la plus grosse soirée étudiante que j’avais jamais vu, et je pense une des plus grande du monde.

De plus, l’alcool sur place étant hors de prix, nous avions tous fait attention à bien se bourrer la gueule, pour être sûr que la soirée soit extrême. Et puis pour ma part, c’était ma première vraie cuite depuis le nouvel an…

Bref, tout le monde était complètement joyeux, tout le monde dansait, la foule était impressionnante et la musique electro.

 

Et puis, à un moment, j’ai perdu le groupe (ce qui n’était vraiment pas difficile).

Et je ne l’ai jamais retrouvé.

 

Au final je les ai eu au téléphone, et ils m’ont apprit qu’ils étaient rentré, et que si je voulais faire de même, c’était à pied que ça se passait.

 

Je suis donc rentré éméché et énervé comme tout, sur le chemin de campagne qui reliait le site de la fête au centre ville, et sur ce chemin j’ai finit par me mettre à pleurer.

Je pense que c’était dût à la colère, ainsi qu’à ma très grande fatigue (accumulé au fil des réveils à 6h45 et des nuits de 4h), mais également à l’alcool…

 

 

Quoi qu’il en soit, et d’une façon assez étonnante, la première réflexion qui m’est alors venu à l’esprit, ça a été :

« Comment ça se fait que je sois en train de pleurer ? »

Et puis tout de suite après :

« Normalement je ne pleure presque jamais !!! »

« Ici, c’est déjà la quatrième fois en 8 mois, c’est pas normal !! »

Pour enfin déboucher sur :

« Ca veut dire que je suis malheureux ici ! J’ai fais une erreur en venant ! C’est vraiment un Erasmus de merde ! Et blablabla »

Le lendemain, tout était déjà oublié.

 

J’étais simplement content d’avoir passé une bonne soirée la veille, et impatient de préparer la suivante (un anniversaire surprise).

Et puis les jours qui ont suivit, j’ai encore fait des Up and Down. Des moments de grandes joies auquel succédaient des peines très dures.

(Hier par exemple c’était down. Alors que le jour avant j’avait passé une de mes meilleurs soirées).

 

Alors, j’ai pas mal réfléchit là-dessus, pour comprendre ce phénomène, et je crois avoir trouvé l’explication…

D’après moi, ce qui se passe ici c’est une fragilisation phycologique post-éloignement.

 

Quand je suis en France, j’ai mes amis, j’ai ma famille. Tout cela fait barrière contre pas mal de chose, contre des sentiments négatifs mais aussi contre certains positifs à cause du phénomène d’absence de nouveautés que provoque le sédentarisme.

C’est comme un tampon émotionnel en fait.

 

Ici, je n’ai vraiment rien sur quoi m’appuyer, et mes réactions en sont beaucoup plus brutales.

 

 

Mais c’est intéressant.

 

Et puis en plus aujourd’hui il faisait beau.

Alors Up !

 

Lien !

http://www.dailyartpress.com/2010/03/resurrected-ttems-art-by-terry-border.html

 

A bientôt !!

Par Romain
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 13:08
Aujourd'hui, on a eu deux TP en un.

Pour le premier on s'est trompé dans les dosages (comme toute la classe, due à une mauvaise pesée des souris avant l'experience), et on a donc regardé 2 rongeurs sur 4 agoniser pendant de longues minutes, avant de mourir.

Pour le deuxième, on a mesuré l'état dépressif des petites bêtes (pas les mêmes, y'a des limites). Et pour cela on les a plongé dans un bocal remplis d'eau, et on les a regardé se débattre. Avec un chronomètre on mesurait le temps resté immobile, en mode "suicide", pour quantifier la dépression.
Le pire dans ce cas là, c'était les étudiants, ceux d'ici, qui se marraient comme des cons. Ca a d'ailleurs fait réagir la prof : "Si j'en vois un sortir son téléphone et prendre une photo, je vous préviens, je le vire du cours !! Et c'est déjà arrivé !"

Vivement demain !
VDM
Par Romain
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 12:25

Aujourd´hui, j’ai torturé des rats.

4 rats. Ils sont tous arrivé dans une bassine en plastique, le même genre que tu utilises pour vomir quand tu es très malade. On les a prit, un par un et par la queue, pour les instaler dans un tube de plastique transparant. Une sorte d’antichambre de la souffrance.

Ensuite, avec un ciseau, on leur a coupé un petit bout de queue, dans la douleur et les cris…

Autour de moi, personne ne faisait le fier et les pauvres bêtes n´etaient pas les seules à crier. Il me semble d’ailleurs qu´à ce petit jeux là, celui du cri le plus insuportable, ce sont les filles effrayées qui ont gagné face aux rats écorchés.

 

Plus tard, on les a encore prit, mais par la peau du cou cette fois, pour leur injecter un truc dans la peau.

Enfin, on leur a extrait du sang pendant deux heures et à interval régulier, en leur appuyant sur leur blessure à la queue.

 

Comme des sadiques qui jouent avec leur victimes.

 

Pendant ce temps, les petites bêtes n’en pouvait plus de chier dans leur bassine.

Et chaque fois qu’on en sortait une pour lui extraire du sang, elle hurlait comme elle pouvait, puis en retournant dans sa prison se blotissait contre ses amies, pendant que ces dernières léchaient sa plaie…

 

Aujourd’hui, c’était mon premier jour de TP sur les rats.

Et cela va durer une semaine…

VDM

Par Romain
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